Bonsoir chers frères et sœurs !

Dans quelques jours, cela fera six ans que tous les mardis soirs, ou presque, je viens louer notre Seigneur avec vous. Et je suis vraiment heureuse et émue de venir vous témoigner des merveilles que le Seigneur a fais pour moi.

Je me présente. Je suis la troisième de quatre filles, papa dépanneur télé, maman au foyer. Je suis née en 1957, à une époque où la question ne se posait guère ;  j’ai donc été baptisée, catéchisée, confirmée. Tous les dimanches nos parents nous envoyaient scrupuleusement à la messe mais eux ni venaient jamais, sauf le jour de notre communion solennelle et c’est donc juste après celle-ci que j’ai quitté les bancs de l’église. Et relégué l’idée de Dieu aux oubliettes.

J’ai donc vécu ma vie, très bien remplie, puis j’ai rencontré mon mari, mariage civil et première fille en 1991, deuxième fille fin 1993.

Tout allait très bien, nous formions un couple très unis, nous avions des amis, des familles aimantes et pourtant, un jour de printemps 1994, et je m’en souviens comme si c’était hier, assise sur le canapé en train d’allaiter mon bébé, je réfléchis à ma vie et fais le constat que, bien que j’ai tout pour être heureuse, je ne lui suis pas, et alors là, brusquement et dans un éclair, cette pensée :

« Ma vie manque d’une dimension spirituelle »

C’était pour moi une lumineuse évidence. Et avec le recul, sans aucun doute, un coup du Saint Esprit qui souffle où il veut !

Bon, c’était bien beau, mais comment combler ce manque ? L’Église catholique ? Disqualifiée d’avance. Même si je n’ai pas eu à en souffrir, j’avais de multiples préventions contre elle, elle m’apparaissait ringarde, dépassée et surtout je ne pouvais supporte l’idée du Dogme, l’idée que l’on me dise ce à quoi je devais croire… Pour moi l’homme était la mesure de l’homme et donc j’étais ma propre mesure.

Donc j’ai cherché et j’ai trouvé le New-Age, dans un premier temps à travers des lectures. C’est très pratique  le syncrétisme religieux : vous prenez juste ce qui vous plait où ça vous plait et vous vous faites votre petite spiritualité perso.

Puis quatre ans plus tard, nous nous installons près de Toulouse. Notre fille aînée, 7 ans, en grande difficulté avec son  institutrice, me confie son désir de mourir… Totalement retournée et sur les conseils d’une amie, nous l’emmenons chez un magnétiseur. Magnétiseur qui va rapidement prendre un grand pouvoir sur mon mari et moi-même jusqu’à devenir notre maître à penser. Nos filles (au départ 5 et 7 ans) resteront toujours très méfiantes et réticentes vis-à-vis de lui.

Notre arrivée en Dordogne en 2000 accélère le processus. Toujours en lien avec lui, nous expérimentons pendule, méditation transcendantale, travail sur les « chakras », retour dans nos « vies antérieures », consultations de cartomancienne, pratique du magnétisme, j’en passe et des meilleures. Nous sommes à fond dedans, rencontrons d’autres personnes dans la même mouvance, même si nous ne faisons partie d’aucun groupe ou secte.

Enfin le résultat, je ne détaille pas, c’est que notre couple explose. Et je me retrouve en septembre 2004, à Bordeaux, sans ressources, sans emploi (j’étais conjoint collaborateur) et sans mes filles restées avec leur père. Je survis tant bien que mal. Enfin deux ans après, à l’automne 2006 j’ai enfin un appartement et je peux enfin recevoir mes filles chez moi et je vais commencer une formation d’aide-soignante.

Un après-midi, je rentre dans la belle église de mon quartier, et sans avoir rien demandé (sans aucun doute le Saint Esprit !) je suis chaleureusement accueillie par une dame. Je commence à venir à la messe, puis  de plus en plus régulièrement, je rencontre mon curé, j’écoute RCF… Et suis toujours très très seule.

Le dimanche de Pentecôte 2008, petite annonce à la fin de la messe : célébration œcuménique au Temple du Hâ l’après-midi. Je m’y rends donc, dans l’espoir de rencontrer d’autres chrétiens… Si le pot de l’amitié ne permit rien, l’orage que me retint de sortir fut véritablement providentiel. Merci Seigneur ! Une jeune femme, protestante, et des deux jeunes enfants attendaient comme moi. Elle engage la conversation  et avant que mon éducation ne m’empêche d’accepter, je me retrouvais invitée à une promenade le lendemain puis à son petit groupe de prière qui se tenait chez une de ses amies, Elizabeth, fidèle de la première heure de l’Eau Vive, comme je l’appris plus tard.

La catholique que je suis fut chaleureusement accueillie. Et comme c’était la dernière réunion avec l’été, la prière fut suivie d’un repas, moment favorable au partage, j’ai donc parlé de moi, de ma solitude… Et à un moment Elisabeth me posa la main sur l’épaule, et je m’en souviens vraiment comme si c’était hier, me dit « Anne, je vais te faire rencontrer des catholiques sympas ! » et elle m’amena ici, à l’Eau Vive… Et non pas seulement une fois, mais régulièrement, venant jusqu’à me chercher à mon travail. Merci Elisabeth !

Je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cette forme de prière et je suis devenue une assidue du mardi soir : l’intensité de la prière de louange, la dimension fraternelle, oui, j’avais trouvé l’expression de la foi qui me correspondait. Et à l’automne, sans trop savoir ce que c’était (j’avais du rater l’explication !), je me suis inscrite pour la préparation à l’Effusion de l’Esprit, en me disant « Puisque c’est proposé, j’y vais et je verrais bien. ».

Cependant la vie était toujours très difficile pour moi. J’ai toujours été quelqu’un de très volontaire, menant ma vie comme je l’entendais, ne reconnaissant pas d’autre mesure que moi-même. Et tout c’était effondré. Certitude d’avoir gâché ma vie, très fort sentiment de culpabilité, très très grande solitude, aucun espoir, aucun avenir, aucune issue. Enfin j’allais mal, très très mal. Enfin tellement mal que je décide de mettre fin à mes jours.

C’est dans cet état d’esprit qu’un soir de janvier 2009, j’appelle pour dire que je ne viendrai pas à la soirée de préparation à l’Effusion, à la question de Marie-France je fonds en larmes et lui confie ma détresse. Elle me propose de venir chez elle, afin qu’elle et une autre personne prient pour moi. J’accepte.

C’était la première fois que l’on priait pour moi. Mes deux sœurs (ce sont devenues de véritables sœurs en Christ) sont assises près de moi, elles me tiennent les mains, elles prient, en français, en langue… Et petit à petit, c’est comme si on m’enlevait un manteau de plomb, je le ressens physiquement, comme si un voile se déchirait. Mes larmes cessent, je me redresse, un grand apaisement, le sourire et puis soudain, à ma plus grande stupéfaction, mais vraiment à ma plus grande stupéfaction, un cri sort de mes lèvres et je m’entends dire :

« Jésus, je te donne ma vie. »

Alors voilà, j’avais donné ma vie à Jésus, c’était déjà l’Effusion de l’Esprit puisque « nul ne peu dire que Jésus est Seigneur si ce n’est pas l’Esprit Saint » (1 Cor 12,3).

Bon et après ?? Et bien il y a vraiment un avant et un après. J’avais donné ma vie à Jésus mais je ne savais pas trop qui c’était… Il me restait à le rencontrer, à le connaître, à cheminer avec Lui… Ce que je vis depuis chaque jour. Oh, ça n’a pas été tous les jours faciles et ce ne l’est toujours pas, ce que j’avais pratiqué dans le New-Age m’avait, disons, lourdement chargée et d’autres prières ont été nécessaires.

Oui, prières de guérison, prières de libération. Guérison, libération que je me suis appropriée. Et même quand j’ai eu le sentiment que « cela n’a pas marché », je proclame la victoire du Seigneur : ce qu’Il a fait, Il l’a fait.

Mais après la maladie, après la guérison, il ne faut pas négliger la convalescence. On est guéri, mais faible. Et puis il reste des cicatrices. Parfois elles sont douloureuses.

Alors voilà, j’ai commencé ma vie avec le Seigneur. Accompagnée j’ai pu, tout doucement, petit à petit, mettre en place une vie régulière de prière. Fidélité à la prière personnelle, à l’Eucharistie, à l’Adoration, à l’Eau Vive, bien sur, participation assidue aux week-ends du Père Paulin.

Et puis j’ai rencontré Saint Ignace de Loyola… Enfin pas tout à fait ! Je me suis inscrite à la retraite de Lourdes et j’ai découvert les Exercices Spirituels dans la grâce du Renouveau Charismatique, l’oraison, le cœur à cœurs avec Jésus…

Imaginez, une semaine de vacances à Lourdes avec qui ? Avec les Seigneur ! Et je peux vous dire que, quand on lui donne une semaine de ses vacances, le Seigneur prend soin de nous. Il nous parle, nous restaure, nous guide, nous conduit. Notre Seigneur est vraiment un Dieu de tendresse et de pitié, un Dieu tout puissant d’amour.

Bien sur c’est différent pour chacun, du « cousu main » comme le dit si bien le père Christian. Et on revient renouvelé et avec sa feuille de route pour l’année, avec du concret. Les Jésuites sont des gens très pragmatiques. Enfin, venez et vous verrez !

Pour moi, depuis ma première retraite en mars 2013, je peux dire que ma vie avec le Seigneur a vraiment, vraiment changé. Pris un grand coup d’accélérateur en quelque sorte. En effet, et à mon très grand étonnement, il a mis dans mon cœur, alors que j’en étais, mais vraiment à mille lieux,

Oui il a mit dans mon cœur le désir de la Consécration.

Alors, dans mon cœur, je lui ai donné, redonnée ma vie, toute ma vie, dans tous ses aspects, toutes ses composantes.

Il est mon Chemin, ma Vérité, ma Vie, il est le Seul et l’Unique. J’aspire à pour voir dire, comme Paul, « ce n’est plus moi qui vit mais le Seigneur qui vit en moi »… Bon le chemin est long, mais si le Seigneur met en nous de grands désirs, c’est qu’il veut pour nous la Vie et la Vie en abondance.

Alors, avec le psalmiste, je peux dire :

« Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.
Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour Toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! » (Ps 30 12-13)

Amen.

Anne,

le 3 juin 2014.

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