Frères et sœurs, tout au long de ce témoignage, vous allez découvrir ma vie sans le Seigneur et avec le Seigneur.

Je fais partie d’une famille chrétienne et unie. En Afrique avec mes parents, mes frères et sœurs, nous priions tous les matins et soirs, nous allions à la messe tous les dimanches, et tous les matins pendant tes vacances. Mes parents nous apprenaient les vraies valeurs de la vie :

– L’amour à donner à son prochain
– le respect
– le partage, etc.

Ainsi nous vivions tous dans la paix, dans la joie ; il y avait beaucoup d’amour autour de nous.
Arrivée en France, j’ai continué mon chemin en vivant ma vie de chrétienne. Je faisais partie de la communauté de l’Emmanuel, je participais à toutes les sessions.

Tous les lundis soirs, j’allais à la prière. Je vivais dans l’amour, la paix ; ma vie était sereine, jusqu’au jour où j’ai rencontré le père de mes enfants, le jour où j’ai fermé ma porte au Seigneur. Avec le père de mes enfants, j’ai choisi une vie :

– une vie de souffrance
– pas d’amour
– une vie irrespectueuse, c’est-à-dire la « mort ».

J’étais malheureuse, je n’avais pas ma place dans la société, car je vivais à travers une personne que j’aimais, une personne qui avait tout le pouvoir sur moi.

Je devais obéir à ses volontés pour qu’il m’aime, mais je n’ai rien reçu, je n’ai eu que :
– des blessures
– la destruction
– la souffrance
– la colère
– la haine.

Ma vie continuait ainsi jusqu’à la naissance de ma fille. Rien ne s’améliorait, je m’enfonçais de plus en plus dans la souffrance, dans le désarroi.

Trois années après, en juin 96, ce fut la naissance de mon fils. Je remercie le Seigneur aujourd’hui pour la naissance de cet enfant qui a été ma renaissance, la lumière du Seigneur avait jailli sur nous. Juin 96, je me retrouve avec deux enfants, pas équilibrée, aucun amour à leur donner, notre situation devenait de jour en jour plus catastrophique ; je renonçais à la vie car je n’avais aucune porte d’issue.

Le 15 août 96, ce fut le jour de notre résurrection, car ce jour, je me suis souvenue de la richesse que mes parents m’ont transmise : « la prière ». J’ai prié mon Dieu pour notre délivrance, car je voulais en finir avec cette vie.

Le 23 août 96, ma prière a été exaucée. J’ai quitté le père de mes enfants. Après notre départ, il n’y avait aucun changement, ma vie n’était que souffrance et blessure par la présence persécutrice de ce père.
Alors j’avais décidé de partir en Afrique avec les enfants, loin de leur père pour me retrouver. Après quelques jours passés en Afrique, j’ai commencé à retrouver la foi en Dieu à travers ce peuple qui bénit, qui loue et qui prie le seigneur chaque jour dans la souffrance. Pendant mon séjour en Afrique, ma sœur ainée me conseilla prier le Seigneur pour m’aider à pardonner davantage au père de mes enfants. De retour en France j’avais continué à prié pour que le Seigneur vienne lui pardonner à ma place, mais cela était un combat très dur. J’ai chuté plusieurs fois ; je lui en voulais de jour en jour ; la souffrance et la haine grandissaient en moi, l’amour était absent.

A cette époque, j’avais rencontré une femme qui vivait la même situation que moi.
Avec elle, nous avions choisi un autre chemin pour trouver l’amour :
– la voyance
– les boîtes de nuit. Nous faisions des kilomètres pour des séances de voyance. Encore une fois, je n’avais pas trouvé cet amour ; je m’enfonçais dans la colère et la haine.

En août 99, j’étais partie à Paris, rue du Bac. Avant la messe, j’ai prié la Vierge Marie d’intercéder auprès de son fils pour moi pour me sortir du chemin de la voyance. Pendant la messe, dans l’homélie, le prêtre avait dit : « il y a ici des personnes qui pratiquent de la voyance, celles-là, je les invite à choisir soit la prière soit la voyance ».
J’ai fait mon choix : j’ai choisi le Seigneur. En même temps, je lui ai demandé de m’affermir dans mon choix, car sans lui, je n’y arriverai pas.. Le combat fur dur, de retour à Bordeaux ; mon amie m’avait proposé une autre voyante plus performante. J’ai refusé sa proposition. Les enfants grandissaient, je devais accomplir mon devoir de mère ; je n’en avais pas la force. Après avoir déposé les enfants à l’école, j’allais prier à l’église, tout d’abord devant la Vierge Marie pour lui confier les enfants et ma vie de mère, de les éduquer à travers moi, de me donner l’amour maternel à leur donner, de m’assister dans mon rôle de mère. Ensuite, c’était devant le Saint Sacrement ; je priais le Seigneur, je lui demandais le pardon de mes péchés, et de me donner la grâce de pouvoir pardonner ; je passais des Heures et des heures devant le Seigneur, et après l’école, ce fut le tour des enfants. Frères et sœurs, nous avons eu la guérison devant le Saint Sacrement ; j’ai eu le pardon de mes péchés et la grâce de pouvoir pardonner. Jai pardonné au père de mes enfants avec l’aide du Saint Esprit. Je l’ai accepté comme il est; mes souffrances et ma haine avaient disparu ; j’ai retrouvé le Seigneur dans ma vie. Enfin, j’existe ! Je voyais la vie autrement; j’avais la joie de vivre, l’amour me gagnait, la paix m’envahissait, la patience me remplissait ; je retrouvais la confiance en moi ; ma vie s’améliorait à grands pas; au fur et à mesure, la prière devenait de plus en plus fréquente dans ma vie. J’ai été délivrée, guérie. Merci Seigneur !

L’année 2001 fut l’année de mon effusion d’Esprit Saint ; une année merveilleuse, une année où les portes se sont débloquées, car pendant la préparation, je me suis abandonnée au Seigneur pour qu’il accomplisse son œuvre dans ma vie. Encore une fois, il m’a comblée ; après l’effusion, j’ai eu beaucoup de guérisons, de délivrances, surtout la grâce de pardonner et de demander pardon. J’ai aussi reçu beaucoup d’amour auprès des enfants que je garde. J’ai ainsi pu transmettre cet amour à mes enfants. Alors que tout se passait bien , sans lui et avec le Seigneur, 5 ans plus tard, le père de mes enfants réapparaît dans notre vie. Immédiatement, ces sentiments resurgissent :
– la souffrance
– la peur
– l’inquiétude pour le bon développement de mes enfants
– mais aussi la pression de la procédure judiciaire et de la médiation éreintante.

Ce fut une situation très dure pour moi, ne pouvant rien faire, je me suis tournée vers le Seigneur et complètement abandonnée à lui. J’ai persévéré, j’ai demandé la prière des frères et sœurs, j’ai demandé l’esprit de vérité du Seigneur pour éclaircir la situation. Encore un fois le Seigneur m’a exaucée. Grâce à lui, les enfants continuent à grandir dans la paix, la joie, l’amour de Dieu et du prochain, même s’ils redoutent un retour menaçant leur équilibre. Frères et sœurs, prions, bénissons, louons le Seigneur à tout moment même dans la souffrance dans la joie. Pardonnons, demandons la grâce du pardon. Abandonnons-nous à lui. Ayons la patience d’attendre son heure. En effet son heure est le grand jour de la délivrance et de la paix. Pour finir, je remercie le Seigneur pour toutes les grâces qu’il nous donne tous les mardi à l’Eau vive pour toutes les personnes qui m’ont aidées pendant cette traversée du désert ; mes frères et sœurs qui m’ont soutenus pendant ces moments ; mes frères et sœurs de l’Eau vive. Merci Seigneur, Merci à vous tous.

admin_ev | nathalie.couffin@gmail.com

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