Session œcuménique St Laurent sur Sèvre 27 – 30 juillet 2017

« Vous toutes les maisons du Seigneur, Bénissez le Seigneur ! »

Intervention Michèle MORAN Présidente ICCRS ; Samedi 29 juillet matin

Ce matin je voudrais approfondir notre réflexion sur le Jubilé que nous avons abordée hier. Et reprendre quelques images données pendant ce temps que nous vivons.

Quelqu’un a fait mention hier d’un propos qui mentionne le Pape qui n’aimait pas le renouveau. Il avait vu tout ce qui est superficiel, mais il a jugé à partir de la surface. Parfois il faut attendre et aller plus profond. Après un certain temps il a reconnu qu’il a changé d’avis lorsqu’il a vu toutes les bonnes choses que font les charismatiques. Jean le dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, pour que vous alliez et portiez un fruit et un fruit qui demeure. » En fait personne parmi nous n’a choisi d’entrer dans le renouveau. C’est Dieu Lui même qui nous a choisis, appelés et nous sommes entrés dans cette vie de l’Esprit, nous avons reçu un envoi, avec cette Parole : « Porte du fruit et un fruit qui demeure. » 50 ans après ce courant de grâce, nous sommes appelés à porter le fruit mûr de l’Esprit Saint… Pas le 1ier fruit ; ce temps est passé. Il est temps maintenant de porter le fruit mûr de l’Esprit Saint.

L’image de l’eau nous a été donnée hier matin, comme la marée… Ce qui m’a frappée c’est la manière dont les choses vont si rapidement dans la marée. Vous avez vécu cette expérience de marcher dans la marée basse et brusquement vous vous rendez compte que l’eau monte… Cela vous surprend. C’est ce que nous vivons dans ce temps de l’Esprit Saint. Nous pouvons nous trouver dans peu d’eau, mais de fait, le courant de grâce commence à couler. L’eau tranquille peut cacher une préparation à un tsunami, ce qui confirme que nous devons être attentifs à l’Esprit Saint…Ne soyons pas ces personnes inattentives qui marchent sur les rochers à marée basse et se laissent surprendre par la montée des eaux. Cette question est très importante. Dans Ezéchiel 47 le prophète est invité à mesurer l’eau, qui monte…A un moment il a de l’eau jusqu’à la taille et il se passe toujours quelque chose d’intéressant lorsqu’on a de l’eau jusqu’à la taille. C’est une invitation de l’eau qui a le désir de vous porter. C’est une invitation de l’Esprit Saint. Mais vous pouvez garder les pieds collés ? « Vous voulez garder les pieds collés au sol ? Ou voulez vous Me faire confiance ? Vous avez le choix, ce choix vous appartient. »

Je vais vous expliquer comment je nage. Je garde les pieds bien collés au sol et je fais plein de « splash » avec mes mains !! Je fais beaucoup de bruit, ça gicle de partout, ça éclabousse et malgré tout j’avance assez vite…Mais j’ai bien les pieds collés au sol. On fait le bon bruit, les pieds bien collés, et du coup on contrôle tout. Ce n’est plus le moment de vivre comme ça. Lorsqu’on poursuit la lecture d’Ezéchiel et que l’eau a atteint la taille, l’eau continue de couler, de couler et les flots deviennent une rivière qu’il ne pouvait plus traverser, un torrent ! L’eau avait grossi et il fallait nager car il était devant un torrent infranchissable !!

Au bout de 50 ans, Le Seigneur nous dit : « Ce courant de grâce, cette eau de la vie est en train de grandir, elle ne cesse de croitre et l’eau coule et toi mon peuple, tu ne peux plus naviguer dans ces eaux là… » La seule façon d’avancer dans ce courant de grâce c’est de s’abandonner, de lâcher prise, de décoller les pieds du sol, et là où tout ce qui te semble impossible, te deviendra possible, parce que cette eau de la vie qui coule du Temple t’apportera la santé, la guérison, la vie pour toutes les nations.

Au bout de 50 ans il ne s’agit plus de s’occuper de soi. Certes nous en avons besoin, mais le monde a besoin de l’Esprit Saint et la puissance de Dieu est en train de couler en torrents de grâce sur le monde. Cette eau qui coule apporte la santé pour les nations. Il nous faut changer de perspective et il nous faut apprendre à nous abandonner. Revêtus d’un courage nouveau, n’ayez pas peur de vous abandonner, et ceux qui s’abandonnent dans le Seigneur, le Seigneur fera davantage que ce nous pouvons attendre et Lui demander.

 C’est le moment d’avancer dans les eaux profondes ! Ce que nous lisons dans le prophète Ezéchiel, c’est une image qui s’accomplit, et sur la croix, Jésus Christ meurt, et de son côté est sorti de l’eau et du sang et l’eau de la vie, le salut du monde qui coule du côté de Jésus Christ. Cette eau qui a été répandue pour toute l’humanité, à jamais. Et ce que nous voyons de la croix du Christ, nous en voyons l’accomplissement dans l’Apocalypse, chapitre 22, l’image de la Jérusalem céleste, avec de l’eau, encore et toujours… L’accomplissement de tout ce que Jésus accomplit pour nous et Jean nous donne la vision de l’ange, de l’eau de la vie qui jaillit du trône de Dieu. C’est une perspective céleste que nous avons là ! Le Fleuve qui jaillit de l’Agneau ! Une eau claire comme le cristal, qui jaillit au milieu de la place de la ville. Cette eau qui coule à travers nos villes, nos cités, à travers tous les lieux où nous habitons. Nos rues, nos places, nos villages ! Ce n’est pas une théologie mystique, mais bien la réalité de ce que Dieu accomplit en ces jours qui sont les derniers. Toi, vous, ce peuple, qui vivez de ce courant de grâce, tu peux être l’eau de la Vie pour ta ville, ton village, parce que Mon eau est en train de couler, dit Le Seigneur ! Alléluia !!

Lorsque nous recevons cette Parole il nous faut nous préparer. Parce que si nous voulons laisser cette eau couler à travers nous, nous devons nous regarder, et nous demander s’il n’y a pas des obstacles dans nos vies, qui risquent de bloquer le flot de l’eau de la Vie. Dans Jérémie 2, 2 : « Je me rappelle l’affection de ta jeunesse, l’amour de tes fiançailles » Le prophète se souvient de la tendresse de tes jeunes années, de ton amour de jeune marié(e) Nous avons été invités à revêtir le vêtement de noces » (ndlr : enseignement d’Etienne Van Houtte)

Nous avons commencé à prétendre que les choses étaient nôtres et commencer à prendre pour nous mêmes les bénédictions du Seigneur et nous sommes devenus arrogants, gonflés d’orgueil, et nous avons perdu la vision. Parce que nous ne voyons que ce que nous voulions voir. « Mon peuple a échangé sa Gloire contre ce qui ne sert à rien. » Il nous faut nous repentir. Mais le problème, c’est que lorsqu’on entend le mot REPENTANCE, le danger est qu’on se recroqueville dans une condamnation personnelle, on se replie sur soi, au lieu de laisser l’Esprit Saint nous convaincre de péché. Mais Le Seigneur veut que nous voyions le problème et que nous l’affrontions et que nous nous repentions et que nous marchions librement. Il veut nous libérer de tout ce qui nous retient, et qui empêche l’eau de couler. Le prophète continue en écrivant qu’ils ont creusé leurs citernes et continué à garder les pieds collés au sol, faisant semblant de nager…

Lorsque nous avons rencontré Pape François nous avons reçu une prophétie concernant l’eau. Et cette prophétie a été donnée la veille de celle qui a été donnée sur la moisson. On a besoin d’eau pour la moisson. On a besoin de pluie pour la moisson. Au Cirque Massimo, Le Seigneur nous a dit : « Mon peuple, je te rappelle que l’eau coule, que l’eau coule de son Temple, de Son côté et qu’Il veut nous rafraîchir et nous donner un renouveau et que l’eau rassemble toute chose, c’est l’eau de la vie, c’est l’eau qui apporte le rafraîchissement à ceux qui ont soif… As-tu soif de moi ? As-tu soif ? Mon monde est un désert, mon monde est sec mais Mon eau de vie coule sur vous, sur l’Eglise et sur le monde. »

Je vous partage cela mes frères et soeurs, parce que cette Parole est donnée pour maintenant et où que vous soyez, là maintenant, préparez vous, parce que la marée arrive. Nous entrons dans un temps particulier. Il nous faut être prêt pour cette eau qui coule. Pour pouvoir avancer suivant ce que l’Esprit nous donne. Pour pouvoir répondre à cette tâche qui nous a été donnée, et porter un fruit qui demeure. Une autre image associée au courant de grâce, c’est l’électricité, comme le feu de l’Esprit Saint. Lorsqu’on parle du temps de la Pentecôte dans Actes 2, ce qui ressemblait à des langues de feu …, ils ont tous reçu et vécu leur propre Pentecôte. Sinon on priera pour vous !! Lorsqu’on reçoit sa Pentecôte personnelle, ce n’est que le commencement. Prenons l’exemple du feu. C’est facile d’allumer un feu, de commencer un feu. Une allumette, un journal et tout ça flambe… Mais faire durer, entretenir, ce n’est pas facile. Beaucoup de ceux qui ont fait l’expérience de leur Pentecôte personnelle ne l’ont pas gardée. Dieu les a touchés en profondeur et a embrasé leurs coeurs, mais ils n’ont pas entretenu ce que Dieu faisait en eux.

En 1967, ils étaient tous rassemblés au même moment, au même endroit, mais seuls 12 sur 25 ont reçu le baptême dans l’Esprit Saint et sur ces 50% qui ont reçu la grâce, pas tous n’ont demeuré dans cette grâce. Il ne suffit d’être au bon endroit au bon moment ! Il nous faut continuer à dire notre OUI au Saint Esprit, et la vie dans l’Esprit Saint est une marche quotidienne dans la vie avec Le Seigneur. Si on met une bûche dans le feu, tout va bien, mais si on ressort la bûche elle va très rapidement s’éteindre. Nous avons à nous soutenir, nous avons besoin de notre communauté, de nos frères et soeurs, de l’assemblée de prière…

En 2 Timothée 1,6 : « Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. » Il nous faut nous aider les uns les autres dans cette vie de l’Esprit. Mais lorsque le Feu tient bien et que l’eau monte, on va peut-être trouver que la vie dans l’Esprit est un peu difficile et on peut se dire, qu’on en a ras le bol de la vie dans l’Esprit et que je ne reçois pas tant qu’au début… et je désire recevoir encore et encore, mais le Seigneur te dit « Avance en eau profonde » ; et nous avons à passer par le feu purifiant pour pouvoir arriver dans le nouveau lieu, préparé par Dieu pour nous. St Jean de la Croix donne cette image très intéressante de la bûche au feu. Si on retire la buche du feu, sans problème elle va s’éteindre. Quand le bois est près du feu, le bois a l’air bien, et lorsqu’on prend le bois et qu’on le met au coeur du feu, le bois va s’assombrir, parce qu’avec la fumée, la buche va devenir sombre et au fur et à mesure que la chaleur monte, la bûche va « cracher », transpirer, et émettre des sons qui montrent que le feu retire toutes les impuretés de la buche. Peut-être que certains vont se reconnaitre dans l’image de la buche. Certains dans l’assemblée doivent sentir la fumée, d’autres commencent à émettre des sons bizarres, ils crépitent, mais qu’importe, où que vous en soyez, ne vous inquiétez pas si vous avez l’impression d’être devant un défi, ne vous inquiétez pas si vous vous sentez secs, le Seigneur vous donnera l’eau de la Vie. Ne vous inquiétez pas si comme cette buche dans le feu vous avez l’impression de résistances, et toutes ces indications sont des mouvements de l’Esprit Saint et une invitation à vous laisser aller en eau profonde et à vous laisser consommer par le feu, à faire confiance au Seigneur et à vous abandonner à Lui. Lorsqu’on s’abandonne, je vous assure, on voit toujours les fruits murs de l’Esprit Saint.

Le Père Cantalamessa parle de 2 conversions : la première lorsque nous donnons notre vie à Jésus Christ, lorsque nous recevons l’Esprit Saint, lorsque nous sommes remplis de l’Esprit Saint, c’est la 1ère étape ! Mais certains décident de rester dans cet état toute leur vie. Mais en fait, c’est un lieu inaccompli. C’est comme marcher dans l’eau jusqu’aux chevilles, mais ça va un moment. Mais ça ne suffit pas, car tôt ou tard, le Seigneur nous appelle à ne pas rester seulement remplis de l’Esprit Saint, mais à nous laisser enfin conduire par l’Esprit Saint.

Jésus a été rempli et poussé par l’Esprit. Jésus a été poussé où ? Au désert, dans le lieu du combat, du défi, des tentations. C’est le lieu de la bataille pour pouvoir être fortifiés. Dieu veut que nous soyons fortifiés par l’Esprit Saint. Le désert est le lieu de l’entrainement pour la vie dans l’Esprit… Si le Pape a reçu spirituellement le choix de la veillée au Circo Massimo, c’est parce que le Pape a voulu que nous rendions témoignage de cet œcuménisme du sang. On ne leur a pas demandé leur confession, mais seulement s’ils étaient chrétiens, et là ils ont donné leur vie.

N’ayez pas peur frères et soeurs ! Nous ne sommes pas dans cette situation de martyrs au Cirque Maxime, mais je crois profondément que nous sommes dans un temps où le peuple de Dieu va perdre sa vie. Et le Seigneur demande à chacun d’entre nous : « Es-tu prête, es-tu prêt à perdre ta vie ? À la donner ? À abandonner tout »… Nous sommes un peuple prêt à perdre sa vie… Mais en tenant la croix de Jésus Christ ! Lorsqu’on commence à perdre notre vie, lorsque nous nous abandonnons, lorsque nous donnons au Seigneur toutes choses, nous vivons d’une manière nouvelle, une vision nouvelle, une nouvelle capacité, c’est là que nous tenons la grâce et que nous entrons dans l’année jubilaire.

Es-tu prête à tout abandonner pour devenir mon disciple missionnaire ? Pour être ce peuple qui sera ce canal de grâce qui le portera au monde entier. Le Pape nous a dit qu’à 50 ans c’est l’heure d’un arrêt et d’une réflexion. Cette parole m’a bien plu. C’est sympa de pouvoir se reposer, de se poser. C’est un moment de réflexion, la moitié de notre vie est consommée, et il nous le dit : « C’est le moment de continuer, d’avancer avec une force renouvelée en laissant derrière nous tout ce que nous portons, toute la poussière accumulée et de rendre grâce pour tout ce que nous avons reçu ! »

Dans la confiance et ouverts à l’action de l’Esprit Saint.

 

admin_ev | nathalie.couffin@gmail.com

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